Préhistoire et Time-nutrition

AccueilPréhistoire et Time-nutrition

Et si ça remontait à la préhistoire ?

D’après leurs découvertes, les préhistoriens présentent l’être humain depuis l’origine comme un chasseur-cueilleur (carnivore-charognard et mangeur de fruits et de racines) qui ne serait devenu agriculteur et éleveur que depuis moins de 5 à 10 000 ans.

N’importe quel zoologue sait que les animaux carnivores attrapent leur proie dans la matinée, « à heure fixe » et commencent toujours par manger la partie la plus grasse et riche : les entrailles. C’est pour cela par exemple que vous pouvez nager avec des requins à certaines heures, ils ne vous dévoreront pas si ce n’est pas l’heure de leur repas !

Mais est-ce notre instinct d’homme qui s’est plié aux rythmes de la nature ou est-ce que ce sont les circonstances qui ont créé ces rythmes et qui se sont inscrits dans notre biologie actuelle ? La chronobiologie du XXIème siècle nous apprend que c’est le soleil qui a organisé toutes nos activités de base selon un rythme, une « programmation ». C’est donc le soleil quelque part qui régit les sécrétions destinées à assimiler certaines choses à certaines heures plutôt qu’à d’autres. Et c’est le soleil qui dirige l’heure de nos repas.

De la préhistoire à la recherche actuelle

Au cours des dernières décennies, les médecins spécialistes en cancérologie ont découvert que l’heure d’administration des médicaments pouvait être décisive pour leur efficacité.

De la même manière, les experts en nutrition se sont intéressés à l’influence de l’horaire des prises alimentaires sur le métabolisme. Au fil des recherches, ils ont découvert que toutes les étapes de la digestion, tout comme celles nécessaires au maintien de la vie, au renouvellement de ses cellules, à l’activité (ou à l’adaptation aux différents stress que nous impose notre environnement), toutes ont un rythme propre incorporé dans d’autres rythmes plus généraux. Nous sommes un mélange : « poupées russes et engrenages » de rythmes  !

Il y a par exemple des heures où manger certaines qualités d’aliments sera utile pour la vie cellulaire, d’autres heures où notre corps, occupé à d’autres fonctions, en fera de l’énergie. Mais évidemment l’heure et la qualité ne font pas tout : au-delà il y a aussi la quantité. Trop et notre organisme n’en aura pas l’usage : il va directement stocker (prise de poids). Pas assez et nous manifesterons des signes de faiblesse (carences).

Régler le rythme et les quantités des apports alimentaires sur le rythme solaire de nos hormones afin de parvenir à un fonctionnement optimal et prévenir l’apparition de maladies du siècle, c’est devenu l’objet d’une science nouvelle, la chronobiologie appliquée à l’alimentation : Time-nutrition.